Avec la thérapie brève, nous entrons dans la notion d'école et non plus de modèle comme les autres "outils". C'est un champ plus vaste qu'il ne peut qu'être sommairement résumé. La thérapie orientée vers les solutions est une approche qui s'inspire des travaux de Milton Erickson et de Gregory Bateson et fait partie du courant des thérapies brèves. Au début des années 80, Steve De Shazer, qui est l'auteur principal de cette approche, s'est dissocié de la thérapie brève de l'École de Palo Alto (fondé en 1967) car elle était trop centrée sur la résolution du problème du client.
Je vous livre les principales hypothèses de la thérapie orientée vers les solutions :
L'accent est mis sur la santé mentale, sur ce qui est changeable, sur les solutions et les habiletés plutôt que sur la pathologie :
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Il n'est pas nécessaire de connaître la cause ou la fonction du symptôme pour le résoudre.
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Le changement et la résolution rapide des problèmes sont possibles, d'ailleurs, le changement est inévitable.
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Il importe d'inciter le client à "faire quelque chose", trouver un filon vers un changement positif et l'encourager.
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L'orientation des efforts n'est pas vers le passé mais plutôt vers le futur, vers le changement souhaité.
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Les clients sont motivés à changer mais ils peuvent ne pas être d'accord avec les idées du thérapeute sur la façon de changer. Ils cherchent des solutions qui leur apparaissent les plus aidantes ou utiles pour eux.
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Le symptôme n'est jamais présent 24 heures sur 24, sept jours sur sept à son maximum d'intensité. Il existe toujours des exceptions au problème.
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L'étiquette de "symptôme" est arbitraire et dépend du contexte et de l'interprétation.
Imaginez-vous un matin, vous descendez (ou montez) de chez vous, sortez dans la rue, et marchez vers votre véhicule. Pendant tout ce temps vous n'avez de cesse de vous répéter que vous avez vraiment de la chance d'avoir pu décrocher si rapidement un entretien avec le responsable marketing de votre potentiel futur sponsor. Vous avez juste assez de temps pour vérifier que vous avez bien votre dossier de presse, les photos, le DVD à leur laisser... Subitement, votre coeur bat la chamade. Vous vous apercevez que quelque chose cloche à votre véhicule, il semble plus bas que les autres voitures garées dans la même allée. Et pour cause : vous constatez que vous venez de vous faire voler vos quatre roues !! Malédiction, colère, furieux vous vous en prenez à la terre entière... Comment sortiriez-vous de l'impasse ?
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Vous cherchez rapidement un garage pour faire monter quatre roues neuves ? Cela coûtera ce que cela coûtera, tant pis !
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Ou bien vous restez là, impuissant(e), à vous lamenter tout en vous demandant pourquoi cela arrive juste à vous et juste ce jour là, c'est toujours pareil ?
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Ou encore, la surprise et la colère passées, vous rappelez-vous que votre objectif est d'être présent au rendez-vous, pas de trouver le coupable, ni de réparer la voiture ?
La solution vous est certainement venue rapidement à l'esprit, vous lecteur : je prends mon téléphone portable (ou le téléphone le plus proche) et j'appelle un taxi ! Cela semble très simple, là, devant son ordinateur, et pourtant combien de fois ne nous arrive-t-il pas d'oublier notre objectif et croire avancer vers une solution en cherchant à résoudre de plus en plus fort le problème ? Et si le problème n'était que dans la solution sensée le résoudre ?
Cette brève histoire est une manière d'expliquer l'intérêt de l'approche de la thérapie orientée solution.